Types

Période de composition : 1922-1924

Création : Hélène Pignari-Salles, 12 mars 1927

Organisation :
1) Vieux Beau (Très vif)
2) Bourgeoise de qualité (Mouvement de valse)
3) Businessman (très vif)

Dédiée à :
1) A Ennemond Trillat
2) Henri Gil-Marchex
3) Madame Henriette Faure

Durée : 20 minutes

Editeur : Editions Salabert

Il s’agit là de trois nouveaux croquis faisant pendant à ceux de Parc Monceau, croquis à la fois humoristiques et sentimentaux et dans lesquels P-O Ferroud a cherché une virtuosité pianistique assez poussée. La première pièce porte en épigraphe ces deux vers de Molière : « Tenez, tous vos discours ne me touchent point l’âme : Horace, avec deux mots, en ferait plus que vous. »

L’auteur voyait dans ce morceau un allegro de sonate. Il y dépeint avec fantaisie le vieux suiveur classique, « d’aspect peu évolué, l’espèce ayant plutôt tendance à se fossiliser ». Et pour illustrer ce côté désuet, P-O Ferroud emploie ironiquement la gamme par tons. De temps à autre passe comme le souvenir du Till de Strauss, là aussi avec ironie. Allegro de sonate, certes, mais aussi rondo à variations qui se termine malicieusement par cette citation empruntée au Phi-Phi de Christiné, « C’est une gamine charmante ».

L’allegretto médian, en forme de valse, caricature, sans charge excessive à la façon de la notairesse romanesque dont P-J Toulet a fait l’héroïne de sa Jeune fille verte, une bourgeoise d’un provincialisme trompeur. Il est précédé de l’épigraphe suivante : « A-t-elle toujours l’air d’une belle armoire en cœur de noyer, pleine de linge et des plus solides parfums ? – Mon Dieu, je ne vois pas ! »(P-J Toulet).

Le finale de cette sorte de sonatine descriptive est un allegro fantaisiste où l’auteur dépeint « l’homme d’affaire… d’avant la crise, qui ne lésine ni sur le nombre de ses dactylos, ni sur la grosseur de ses cigares, et qui, à travers les volutes bleues et le clapotis des machines à écrire, suit des rêves de trust à la Babbitt ». Ce morceau est précédé de l’épigraphe suivante : « L’argent est une troisième main » (P-J Toulet). Cette pièce est d’une grande difficulté pianistique, avec son implacable contrepoint. (…)

En gros, la forme est celle de l’allegro de sonate, commençant par une double introduction que suit l’exposé du thème principal auquel plusieurs thèmes secondaires viennent donner la réplique en des combinaisons et interventions pleines d’inventions qui constituent le développement. La réexposition se termine sur une grande strette qui conclut vivement.

Ce recueil a fait l’objet d’une orchestration en 1931 (voir section Œuvre pour orchestre).

(Extrait du catalogue de Claude Rostand – Editions Durand & Cie)

Vous souhaitez en savoir plus ?