Symphonie en La
Période de composition : 1930
Création : Boston, direction Serge Koussevitzky, automne 1930
Organisation :
1) Vivace
2) Andante expressivo assai
3) Allegro con brio
Dédiée à : Serge Koussevitzky
Nomenclature des instruments :
Petite flûte
2 flûtes
2 hautbois
1 cor anglais
2 clarinettes en la
2 bassons
1 contrebasson
4 cors en fa
3 trompettes en ut
3 trombones
1 tuba
Timbales
Premiers violons
Second violons
Altos
Violoncelles
Contrebasses
Editeur : Durand & Cie
Après un bref fugato qui conduit à l’exposition du thème principal, le premier mouvement s’établit sur la base rituelle, et pour ainsi dire mozartienne de l’allegro initial de presque toutes les symphonies classiques. Deux thèmes secondaires évoluent autour des deux thèmes principaux. Le second mouvement est une sorte de pathétique et ample sarabande qui, née dans la douceur, s’exalte jusqu’au paroxysme pour revenir à son point de départ. Le finale est précédé d’une introduction. Là encore on rencontre deux thèmes, l’un rythmique, l’autre souple et expressif, qui, par l’intermédiaire d’une double strette, mènent à une péroraison Quasi maestoso, sur une immuable pédale fondamentale, suivie d’une courte coda d’allure très rapide Alla breve.
(Extrait du catalogue de Claude Rostand – Editions Durand & Cie)
Notes du compositeur concernant les instruments :
- La clarinette basse doit descendre jusqu’à l’ut dièze grave (son réel). En clé de sol comme en clé de fa, elle est écrite une seconde au-dessus du sol réel.
- Les cors, en clé de fa comme en clé de sol, sont écrits une quinte au-dessus du son réel.
- Les contrebasses, au moins pour la division inférieure, doivent descendre à l’ut grave. Les sons harmoniques qui se trouvent dans leur partie sont écrits, sauf indication contraire, à l’octave aiguë du son réel.
Extrait de l’article de Florent Schmitt dans Le Temps, le lendemain de la création de l’œuvre à Paris :
« Quelles sonorités neuves, quelle miraculeuse fluidité contrastant parfois avec une intensité démoniaque ! (…) Cela sonne avec une aisance, une limpidité, un éclat inusités. (…) Les traits d’esprit orchestraux s’y succèdent avec une telle volubilité que c’est, chez l’auditeur, une course éperdue à leur poursuite. Mais rien à faire pour les rattraper. On est à peine remis de la surprise qu’un autre éclate impitoyablement, puis un troisième. (…) Bref, une manière de chef-d’œuvre. Chef-d’œuvre moins encore de Ferroud que de la très jeune école française dont cette symphonie, donnant l’impression qu’un musicien authentique cette fois pourrait bien nous être né, rachète à elle seule dix années d’égarements et de m’as-tu-ouïsmes, et, du coup, écrase tous les petits ersatz du talent. »
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