Chirurgie

Opéra-Bouffe en un acte de Denis Roche et André G. Block d’après Anton Tchékov (Textes français et allemand)

Période d’écriture : 1927

Création : Opéra de Monte-Carlo, 20 mars 1928

Personnages :
1) Le sacristain (ténor)
2) L’infirmier (basse)

Dédiée à : Louis Aubert

Partition :  version orchestre et version chant et piano

Editeur : Durand & Cie

Durée : 25 minutes

Composé sur l’initiative de Raoul Gunzbourg, directeur de l’opéra de Monte-Carlo qui en assura la direction, l’opéra-bouffe Chirurgie fut ensuite représenté sur de nombreuses scènes françaises et étrangères.

Il ne comporte que deux personnages, une grande brute d’infirmier et un malheureux et chétif sacristain. Ce dernier en l’absence du médecin, vient imprudemment au dispensaire se faire arracher une dent. Mais comme la maladresse de l’autre est égale à sa prétentieuse bonne volonté, l’opération n’ira pas toute seule.

Un bref prélude Lento, suivi d’un mélodrame, précède le début du dialogue. Un autre épisode symphonique prend place au milieu de la partition et accompagne, sur un rythme syncopé, les premiers essais infructueux d’extraction de la molaire. Tout au long de l’ouvrage, les allusions les plus transparentes se font jour à travers des motifs russes qui n’étaient point originellement voués à un tel usage et qui tâche, selon l’auteur, « de faire contre mauvaise fortune bon cœur ».

Nomenclature des instruments : 1 petite flûte – 2 flûtes – 2 hautbois – 2 clarinettes – 2 bassons – 4 cors – 3 trompettes – 3 trombones – Timbales – Batterie – Célesta – 2 Harpes – Premiers violons – Seconds violons – Altos – Violoncelles – Contrebasses

Il existe quelques indications de jeu du compositeur / consulter le catalogue de Claude Rostand.

Extrait de l’article d’André Levinson au lendemain de la création : « ….facétie musicale qui, dans le genre amusant, le plus difficile de tous, est à la fois une première tentative et une entière réussite du jeune musicien français. (…) L’orchestre se plie à illustrer les péripéties de ce combat drôlatique par les harmonies imitatives les plus cocasses ; les contrebasses imitent à souhait les ronflements symphoniques de ce fainéant d’infirmier, et la batterie ponctue avec fracas le corps-à-corps du dentiste improvisé et du malencontreux patient ».

(Extrait du catalogue de Claude Rostand – Editions Durand & Cie)

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Liste complète : Théâtre